Gouvernement civil du Mali 
Fin de la dictature, début d'un nouvel ordre constitutionnel démocratique, fédératif, indigéniste, décolonial & inviolable 


Réinventer la démocratie au Mali








Le Gouvernement de Transition civile du Mali en exil est résolu de libérer le Mali de la dictature militaire d’Assimi Goïta.
Il est également résolu de restaurer les acquis démocratiques du Mali obtenus par le sang versé lors de la révolution du 26 mars 1991 et de réconcilier le peuple malien avec sa démocratie jusque-là pervertie par le régime présidentiel caractérisé par la verticalisation du pouvoir et l’hégémonie du président. Cette démocratie présidentielle héritée de la colonisation française est pour le commun des mortels synonyme de clientélisme, d’impunité, de corruption, d’inégalité, de promesses non tenue et d’instabilité.
Elle occasionne régulièrement le braquage du pouvoir d’État par des putschistes militaires et électoraux. Combiné avec les effets pervers de l’État républicain jacobin postcolonial dont elle est le corolaire, la démocratie présidentielle est caractérisée également par le centralisme excessif, une confiscation des ressources locales, de l’autonomie locale et par l’hypertrophie politique, économique et démographique de la capitale.
Par conséquent, le Gouvernement de transition civile est résolu de refonder démocratiquement le Mali en le restituant dans ses institutions coutumières précoloniales, à savoir le fédéralisme coutumier et la démocratie vestibulaire complétée par des instruments de démocratie directe tels que le référendum d’initiative populaire.

La démocratie vestibulaire prévoit un Sénat coutumier, lui-même étant un corolaire du fédéralisme coutumier, pour représenter les États coutumiers régionaux au côté des représentants du peuple dans la chambre basse du Parlement et ainsi rééquilibrer les disparités démographie entre les territoires par l'emploi au parlement de la doublement majorité du peuple et des États coutumiers régionaux. Elle prévoit également la collégialité du gouvernement et son arrimage au Parlement lequel élit et contrôle le gouvernement. Le Parlement, qui constitue le peuple en miniature, devient ainsi la clé de voute des institutions et l'épicentre du pouvoir, le saint des saint de la démocratie, l'institution suprême du pays. Cependant, les élus politiques, les agréments et les lois du parlements peuvent être révoquée par le peuple souverain lui-même par voie de référendum.

Rédaction: Adaman Toure